Amour et gastronomie une étonnante alchimie

Brillat-Savarin écrivait que l’on ne mange bien qu’entre gens qui s’aiment. Il croyait dire quelque chose de convivial. La neurologie contemporaine révèle qu’il disait quelque chose de physiologique — et que la grande table est, avant tout, une affaire d’état intérieur.

Les herbes retrouvées — ce que la gastronomie redécouvre, et ce que le corps en sait depuis toujours

Cerfeuil, estragon, shiso, herbes sauvages : ce que leur retour dans les assiettes gastronomiques dit du corps, du goût et de l’ambition juste de la table.
Extrait
Les herbes ne sont pas revenues dans les assiettes gastronomiques par effet de mode. Elles sont revenues parce que la précision technique, poussée à son terme, finit par désigner ce qu’elle ne peut pas faire seule. Un retour qui est aussi, silencieusement, celui du corps dans la conversation.

Et si le restaurant était remboursé par la Sécurité sociale ?

Un soir de service, en salle, j’égrainais devant un convive la liste des vertus du pourpier — oméga-3, mélatonine, magnésium, antioxydants — et je concluais, le plus naturellement du monde : tout cela devrait être remboursé par la Sécurité sociale. Il a ri. Mais la question ne m’a pas quitté. Ce que nous mangeons modifie chimiquement ce que nous sommes — pas métaphoriquement, biologiquement. La recherche sur l’axe intestin-cerveau, le microbiote, la psychiatrie nutritionnelle le montre avec une rigueur croissante : un repas construit autour de produits vrais est un acte thérapeutique. Nous remboursons la pilule. Pas la table. C’est peut-être là que quelque chose ne va pas.

Le Pontarlier, ou la vertu des pauses

Par 32 degrés, un dimanche de Pentecôte, une pause cycliste et un verre de Pontarlier — chronique sur un anisé de montagne, héritier discret d’une absinthe interdite en 1915.
Extrait : Il est des après-midis de juin où la chaleur cesse d’être une circonstance pour devenir une présence — et c’est dans l’un de ces après-midis-là qu’un verre de Pontarlier m’a rappelé ce que Brillat-Savarin savait mieux que personne.

Qu’est-ce qu’un bon serveur ? – Le regard d’un serveur

Que signifie réellement être un bon serveur ?

Au-delà des listes de qualités souvent répétées sur Internet, le métier de salle repose sur une intelligence du regard, une compréhension du rythme des tables et une véritable chorégraphie du service. À travers plusieurs scènes vécues en restaurant, cet article explore la réalité du métier de serveur : organiser la salle comme un stratège et la faire vivre comme un ballet.

Un bon serveur ne se met pas à la place du client

Se mettre à la place du client est souvent présenté comme une qualité essentielle du serveur. En réalité, cette approche limite le service en salle. Analyse concrète du métier de serveur, du vin et de l’expérience client.

Pourquoi les serveurs ne sont pas là pour vendre du vin au restaurant

Au restaurant, le vin ne se vend pas comme un produit. Il apparaît lorsque le service est juste. À partir d’une scène simple en salle, cet article montre pourquoi le rôle du serveur n’est pas de pousser des bouteilles mais de faire vivre la cave et d’accompagner le repas.

Le chef dresse le plat debout. Le convive le découvre assis.

Le chef dresse un plat debout, le convive le découvre assis. Entre ces deux regards se joue une transformation discrète mais essentielle : l’assiette conçue en cuisine devient paysage à la table. Entre le passe et la chaise, le plat change déjà de nature.

L’apéritif donne le ton, le café la dernière émotion

Deux appendices surajoutés ou deux moments intégrés au repas ? Trop souvent, aucune connexion n’existe entre le barman, le chef et le barista. En un mot, même dans les tables les plus soignées, l’apéritif n’est pas réfléchi comme part entière de l’expérience. Même avec des cocktails maison, l’apéritif est pensé comme indépendant du reste. Sa…

(pour moi) Sommelier c’est bien plus que le vin

Si la matière première du sommelier est le vin, son expertise est l’accord ! Un sommelier est homme du goût, du palais, des sens. Il est en réalité à la croisée de tout ce qui est servi au client. L’accord amuse-bouche apéritif. L’équilibre du café et des mignardises. Même la subtilité du cigare et du…

La table de Jérôme, deux toques aux confins du Morvan

Deux Toques au Gault et Millau Noté 14/20, la table de Jérôme est également  » table distinguée  » des @logishotels. Une proposition unique et ramassée, travaillée au jour le jour. Si tout est parfaitement maitrisé, les portions généreuses et le dressage décoratif, c’est dans les combinaisons de produits et les sauces que se trouvent la créativité…

Tempo – L’adresse gastronomique du voyage

Un peu excentrée, quoique profitant d’une vue dégagée sur la Seine par beau temps, le restaurant trouve dans sa discrétion géographique, un assortiment à son nom. Tempo le bien nommé, est un programme qu’il faut accepter en poussant la porte de cette salle sobre et élégante aux larges espaces en rotonde, laissant une douce impression…

Pas plus de 5 mn pour boire un cidre pression !

Sinon aucun intérêt ! Eh ! Oui ! L’intérêt d’un cidre ou d’une bière pression réside dans l’équilibre gaz, fraicheur, qualité de la bulle et … baisse de la sensation de sucre. En effet, l’effet gaz augmente, en plus de fraicheur du fut, la sensation de fraicheur ( comme pour le champagne du reste). Alors…

La réception à la française est fondamentalement familiale

C’est ici au Royal Barrière de Deauville,  ou dans d’autres palaces du genre qu’on en prend toute la mesure. Le savoir être du service à la française n’est pas guindé contrairement à l’anglo-saxonne qui s’impose de nos jours. C’est un équilibre subtil que malheureusement on n’apprend plus en ecole entre l’excellence du geste et la…

Vous avez dit…démocratiser la gastronomie ?

Une version de la gastronomie pour tous ? En discutant avec un ami journaliste culturel qui me parlait de « démocratiser la culture  » , je me suis demandé ce que cela pourrait vouloir dire si nous l’appliquions à la gastronomie. On peut entendre démocratiser en deux sens. Tirer vers le bas et baisser prix et…