La Bourgogne viticole traverse une transformation silencieuse mais profonde : les investisseurs financiers — fonds patrimoniaux, groupes de luxe, family offices — entrent sur le foncier de la Côte d’Or à des niveaux de prix que nulle rentabilité agricole ne justifie. Entre les 101 millions d’euros du Clos des Lambrays acquis par LVMH, les 250 millions du Clos de Tart passé dans le portefeuille Artémis-Pinault, et les 15,5 millions d’un hectare d’Aloxe-Corton revendu en 2025, une question s’impose : la prochaine génération de vignerons pourra-t-elle encore s’installer et transmettre comme des propriétaires — ou sera-t-elle réduite à exploiter sous bail des terres appartenant à des structures indifférentes au vin ? Une analyse documentée, qui ne cède ni à l’indignation de principe ni aux dénégations intéressées.
Étiquette : marché du vin
Vins sans alcool et vins légers : l’état des lieux en 2026, entre promesses tenues et questions qui demeurent
Il y a un an, j’écrivais ici que les vins sans alcool étaient une promesse technique encore inaboutie. En juin 2026, les chiffres ont basculé — 24 % des Français ont déjà consommé un no-low, +7 points en un an — et la filière a commencé à prendre le sujet au sérieux : jusqu’à Sauternes, où un Premier Grand Cru Classé de 1855 a osé la désalcoolisation. État des lieux complet d’un segment en mutation, entre progrès réels, questions techniques persistantes et interrogation de fond sur ce que le mot “vin” veut encore dire.