Deux appendices surajoutés ou deux moments intégrés au repas ?
Trop souvent, aucune connexion n’existe entre le barman, le chef et le barista. En un mot, même dans les tables les plus soignées, l’apéritif n’est pas réfléchi comme part entière de l’expérience.
Même avec des cocktails maison, l’apéritif est pensé comme indépendant du reste.
Sa qualité, très souvent est négligée, on se contente des classiques que chacun peut avoir à la maison, on y voit une vente additionnelle, Point.
Mais, même voulu qualitatif, on oublie qu’il ouvre le repas et doit préparer le palais, sans le saturer de sucre ou d’acide, ni même une profusion d’arômes qui risqueraient de rendre fade l’entrée !
Quant au café n’en parlons pas ! Ou plutôt si ! Parlons en! C’est le dernier souvenir, la dernière parole du restaurant !
Pourtant il dit bien souvent Ciao plutôt que « à bientôt «
Amère, acide, trop fort… même les étoilés négligent ce moment qui parfois en vient à gâcher les miniardises elles-mêmes déconnectées du café, créant un ultime conflit de saveurs et d’arômes voire de structures.
Tout comme les aperitifs ne sont jamais proposés en pensant aux amuses-bouche qui les accompagnent.