L’Alsace, trop simple pour ne pas être compliquée

L’Alsace a tout d’une grande région viticole … et pourtant !

Pour l’immense majorité des consommateurs l’Alsace ce sont trois voire quatre cépages plus ou moins différenciés, mais surtout malheureusement génériques.

Qui commande un Turckheim ! Un Ribeauvillé ?

Les plus connaisseurs auront peut-être retenu des noms de domaine. Mais après ?

Plus rares sont ceux qui savent qu’il existe des crus – 51 grands crus exactement. La seule appellation 1er cru n’est pas règlementée

Le problème de l’Alsace est de n’avoir que trois AOP : Alsace-Grand cru – Crémant

Pas d’intermédiaire village ni même sous région alors que pourtant les terroirs sont variés. Les sols des GC sont une véritable mosaïque

Et bien entendu tout cela change le style, le type, le goût…

A cela s’ajoute des seules désignations par cépage, de sorte qu’on achète un Riesling sans autres recherches de nuances.

Et puis des noms imprononçables qu’on ne retient pas facilement

Et voilà comment un vignoble d’une grande diversité devient un réservoir flou dans lequel on puise sans finesse de distinction. Et partant de là de très nombreuses erreurs d’accords ( voir mon post sur le riesling volcanique)

Peut-être manque-t-il, pour installer le vignoble alsacien dans sa diversité, au moins deux échelons d’AOP. Les sous régions et les villages… au moins !

Laisser un commentaire