Les vertus de la fondue vigneronne

Une terrasse ombrée à Beaune, une bise légère après trente-cinq degrés, deux fondues face à face — la bourguignonne et la vigneronne — et un Hautes-Côtes de Nuits pour les départager. Chronique d’un soir de mai où le vin et la viande ont trouvé leur accord naturel.

Le chef dresse le plat debout. Le convive le découvre assis.

Le chef dresse un plat debout, le convive le découvre assis. Entre ces deux regards se joue une transformation discrète mais essentielle : l’assiette conçue en cuisine devient paysage à la table. Entre le passe et la chaise, le plat change déjà de nature.

Le poisson se déchire, la viande se coupe à contre fibre et ça change tout !

Le poisson a des fibres courtes et fragiles : il s’effeuille tout seul. En bouche cela procure une sensation fondante et légère, les saveurs se libèrent immédiatement. A l’inverse la découpe contrarie la chaire et donne une sensation pâteuse en bouche. En bouche, les saveurs se diffusent rapidement, avec une impression de légèreté et de…