La fin d’une époque ?
Le Michelin est de plus en plus remis en cause par les professionnels
Considéré comme désormais partial, ayant raté la reconversion numérique au point d’être contraint de courir derrière la starisation ( voir mes posts sur le sujet)
Eh bien d’autres griefs encore qui le rendent suspect et dépassé
Mais le grand public n’est pas encore atteint par cette défiance, sauf les vrais gastronomes qui se disent déçus par de nombreux une étoiles (essentiellement)
Alors pour certains restaurateurs, l’étoile c’est juste une comm’ qui fait venir du monde, au même titre que les avis google, ou presque.
Mais conscients de la valeur dégradée de l’étoile, bien des chefs ne veulent plus des contraintes d’un trompe l’oeil.
Plus encore, une nouvelle génération de chefs sort totalement des cadres de la cuisine issue de la génération Bocuse ( comme lui en son temps vis à vis de ses aînés)
Cette génération ne parle pas aux inspecteurs, ni du reste aux enquêteurs du Gault et Millaul et s’en moque
Elle laisse libre court à une nouvelle vague qui est en train de dessiner, à son insus, une nouvelle ère gastronomique faite de retour aux sources, de voyages et de risques
Libérée des carcans et des censures d’experts d’hier.
Mais elle se cherche, tâtonne, parfois hésite face aussi à une clientèle déroutée et pas encore toujours prête
C’est une génération en recherche, qui balbutie mais aussi se laisse reprendre, qui cherche avis, conseils, qui test
D’ailleurs un jeune chef m’a dit récemment « vous avez été mon crash test ! » J’ai adoré l’expression comme l’expérience ![]()
Illustration le soufflé delicieux du Georges
Chartres