Luxe discret, service vibrant, assiette juste – Le Grand Monarque

Hôtel 4 étoiles au luxe discret, aux airs de château XIXe.

Une maison familiale depuis 1968 au charme ancien que je connaissais déjà… mais c’est hier soir que j’y ai redécouvert un supplément d’âme.

À La Cour, leur brasserie sous verrière, j’ai été sincèrement touché par la qualité de service d’un jeune maître d’hôtel. Gentillesse, attention, précision : il a, à lui seul, fait remonter d’un cran tout le niveau de cette salle dont je gardais un souvenir moins flatteur. Cet esprit semblait d’ailleurs avoir gagné toute l’équipe, dans une belle harmonie.

Le service avait ce ton juste que l’on rencontre dans les grandes maisons : présent, délicat, avec cette disponibilité calme qui change tout.

Dans l’assiette, une simplicité maîtrisée : asperges subtilement acidulées, justes croquantes, et un gigot d’agneau dans l’esprit d’un repas de Pâques, aux accents de chasse.

Des vins au verre parfaitement sélectionnés et surtout parfaitement aboutis et ouverts, ce qui est suffisamment rare pour le souligner

Même le bar, rénové, semblait s’être affiné — service souriant et élégant, quoique plus discret côté barmen, ce soir là. Car les autres soirs, quel professionnalisme et quelle conscience du client, jusqu’ à revenir en pleine pause pour remédier à un oubli, pourtant sans conséquence sur la note… mon verre d’eau.

Une soirée finalement plus agréable et moins anonyme qu’ Georges leur table étoilée

Il y a des lieux qui évoluent, et d’autres qui s’élèvent. Le Grand Monarque semble doucement glisser de l’un à l’autre, guidé non par le luxe affiché, mais par une manière d’être, une manière de servir. Ce soir-là, ce fut un art de recevoir.

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